Slow content : et si on prenait le temps pour gagner en qualité ?
- Celine H.

- 22 févr. 2019
- 3 min de lecture
La tendance au ralentissement adoptée dans de nombreux domaines n’épargne pas l’écriture web. Que savons-nous de ce nouveau mode de rédaction ? On nous promet qu’il est la panacée aux contenus vides, bruyants et formatés qui encombrent les résultats de recherche. Et si on prenait le temps pour gagner en qualité ?

D’abord, pourquoi je te parle de ça ? Parce que j’ai envie de nous faire réfléchir sur nos propres stratégies de contenu et la manière dont nous les concevons. Prenons-nous suffisamment le temps pour déterminer les besoins et les centres d’intérêts de nos publics ? Faisons-nous l’effort de creuser leurs questions pour y apporter les réponses suffisantes ?
Le slow content, ce qu’il est, ce qu’il n’est pas. D’où vient cette tendance ? Voici les quelques questions auxquelles je vais tenter de répondre dans cet article. En prime, je donne aussi mon petit avis.
Vers un retour à la substance
Cette récente méthode d’écriture consiste à prendre davantage de temps à construire et à concevoir nos contenus de manière à ce qu’ils répondent aux attentes et aux besoins de nos audiences. C’est au regard de cet aspect que l’on peut déterminer si un contenu est de bonne qualité ou pas.
On ne considère donc pas ici les aspects littéraires, de style ou encore de SEO. Il s’agit de savoir si nos contenus, en l’occurrence nos articles, apportent une réelle plus value pour celui ou celle qui va le lire. A-t-il/elle découvert ou appris quelque chose ? Ou s’est-il/elle simplement diverti(e) en le lisant ? Pour atteindre leurs objectifs, les contenus doivent réellement apporter quelque chose à leurs destinataires.
D’où vient le slow content ?
Le slow content fait son apparition au moment où le nombre de publications en ligne explose au détriment de la qualité.
La course effrénée à la visibilité et au meilleur positionnement dans les résultats de recherche ont d’abord généré le snack content : des contenus nombreux, « légers », qui se consomment rapidement mais sont de faible valeur « nutritive ». C’est dans ce contexte frénétique que tente de s’imposer aujourd’hui un retour à la substance avec le slow content.
Quel rédactrice, quel rédacteur peut prétendre offrir une véritable plus-value après 15 articles sur le même sujet réalisés pour des clients différents ? Ces pratiques n’ont plus rien d’authentique, ni d’ancré.
Et ne parlons même pas des IA génératives...
Le contenu slow véhicule l’ADN de l’entreprise
Comme l’explique le blog de l’ADN, le slow content est très identitaire. Il véhicule les valeurs de l’entreprise. Il vient du terrain. Il évite de proposer une énième théorie fumeuse répandue partout sur le net.
Enfin, il ne s'agit pas d'écrire lentement mais de prendre le temps de créer des contenus authentiques, utiles ou qui rencontrent les centres d’intérêts de son public.
Si tu me connais un peu, si tu suis mon blog, tu dois avoir compris que je suis plutôt partisane du slow content. Mais je dois reconnaître que ce n'est pas forcément évident. Quand j'écris pour des clientes, je suis soumis à une certaine pression, à un timing précis.
Toutefois, je pense qu'il est bénéfique, notamment au démarrage, de prendre le temps de réfléchir aux objectifs, à la stratégie de contenu, à l'identification des clientes idéales, ainsi qu'à la ligne éditoriale.
Quand il s'agit de mes articles, je commence par me demander pourquoi je les écris. Je cherche à comprendre ce que je cherche à apporter concrètement à vous qui me lisez. Et franchement, ça fait déjà toute la différence. Ensuite, je prends le temps de me nourrir d'inspirations (articles, vidéos, podcasts, etc) et je laisse mûrir le sujet le temps qu'il faut pour intégrer la matière et faire germer les idées. Ça reste pour moi, la meilleure manière de gagner en qualité.
Et toi, qu’en penses-tu ?




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